Chinese Man, I’ve Got That Samples

Chinese Man est un collectif de Trip Hop français, qui, sur les traces de Wax Tailor, utilise des samples venus de tout le paysage musical et cinématographique. De titres en titres, un bref rappel des samples les plus connusutilisés par le trio Marseillais. Ce mois ci, le premier album, The Groove Sessions Vol. I, qui les a lancé, est examiné sous toutes ses coutures.

Searching For The Space Monkey :

Les différentes interventions, à l’intonation pour le moins théâtrale, proviennent de Fight Club. On entend ainsi Brad Pitt, dans la peau de Tyler Durden au cours de la chanson :

« Shut Up !

[…]

God damn it, an entire generation pumping gas, waiting tables – slaves with white collars. Advertising has us chasing cars and clothes, working jobs we hate so we can buy shit we don’t need. We’re the middle children of history, man. No purpose or place. We have no Great War. No Great Depression. Our great war is a spiritual war. Our great depression is our lives.

[…]

What concerns me are celebrity magazines, television with 500 channels, some guy’s name on my underwear. Rogaine, Viagra, Olestra.
(Voix off) : Martha Stewart.
Fuck Martha Stewart.

[…]»

-Washington Square :

La partie instrumentale et les chœurs viennent de « Whasington Square » de James Last (datant de 1970), qui lui même reprend la chanson du même nom des Village Stompers.

 

-I’ve Got That Tune :

 La chanson la plus connue de Chinese Man, utilisée sur une pub Mercedès, n’est que la chanson « I’m Hummin’ To Myself » des Washboard Rythm Kings, datant de 1932, déterrée scratchée et accelerée de 33% pour l’occasion.

 

-You Suck Me :

 L’instrumental de cette chanson ainsi que les choeurs viennent de la chanson « Sleeping Trees » de Nina Soul. Tandis que la phrase « You Suck Me » est lancée par Robert Plant de Led Zeppelin dans la chanson « You Shock Me ». Mais la chanson est surtout interessante pour le poème declamé par une voix féminine, il s’agit de « Julie ou la Rose » d’Apollinaire :

 

« Ah faites moi feuille de rose

Prenez en pitié mon aveu

C’est une langue que je veux

C’est mon cul que je vous propose

[…]

Et j’ai gardé très peu de hanches

Afin de pouvoir exhiber

Le tralala le plus bombé

Des tralalas que l’on emmanche »

 

La même voix cite aussi le poème « Mignonne » de Stéphane Mallarmé :

 

« On peut affirmer une chose :

C’est que ton con vivant et rose

N’est que le con d’une putain ! »

-Indi Groove :

 

Deux discours sont prononcés dans cette chanson. Vous aurez tous reconnu Jules Winnfield citer le passage d’Ézéchiel 25-17 dans Pulp Fiction :

« and the finder of lost children. And I will strike down upon thee with great vengeance and furious anger

[…]

furious anger

 […]

those who attempt to poison and destroy my brothers. And you will know my name is the Lord when I lay my vengeance upon you »

On entend également des extraits d’un dialogue entre Alain Geismar, Homme politique français, dirigeant en Mai 68 de La Gauche Prolétarienne, une organisation maoïste, et le vice recteur de la Sorbonne de l’époque, M. Challier, enregistré sur RTL le 10 Mai 1968 :

« 29 heures durant, quasiment ininterrompues, nous avons livré bataille, pieds à pieds, dans des conditions difficiles, face à un adversaire tenace, intransigeant, mais tout de même, suffisamment ébranlé par la grève générale

[…]

Nous avons posé devant l’ensemble de la population une question. La réponse des manifestants a été dans un cri unanime ‘Libérons nos camarades !’ »


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