Robbins/Balanchine/Cherkaoui/Jalet

Au Palais Garnier

 

bda

Au-delà des six pièces que Maurice Ravel a composées pour le ballet, son œuvre tout entière est une intarissable source d’inspiration chorégraphique, liée sans doute au potentiel spatial que recèle aussi son génie de l’orchestration. Écrite au lendemain de la Première Guerre, La Valse se veut une dissolution en « un tourbillon fantastique et fatal » de la valse viennoise et du monde qu’elle incarne. Conforme à cette idée, la chorégraphie de George Balanchine de 1951 mêle à la gaieté apparente une once de tourment romantique. Dans un tout autre esprit, Jerome Robbins adapte en 1975 le Concerto en sol pour piano, composé par Ravel au retour d’une tournée aux États‑Unis où il découvrit le jazz. Encadré par deux mouvements aux accents de comédie musicale, un duo de très grande grâce magnifie le vocabulaire classique. Enfin, Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet concluent le programme par un Boléro fascinant, maelstrom de mouvements électrisés par la scénographie de Marina Abramović et les costumes de Riccardo Tisci.

Jeudi 18 mai à 19h30

10 places catégorie 4 – 15 euros l’unité

Beethoven/Schönberg

Le BDA vous propose un nouveau concert classique !

Au programme, deux compositeurs pour le prix d’un :

Beethoven et Schoenberg Schönberg

Si vous êtes amateur de musique classique, simplement curieux ou que vous n’avez rien à faire en cette période creuse, venez tenter l’expérience !

Le concert se déroule à la Maison de la Radio (Paris 16e), le Mercredi 24 Mai à 20h et bonne nouvelle, la place est à seulement 7 euros.

Nous vous proposons 10 places pour ce concert :

2 places – Catégorie 3 – Corbeille Chœur

  8 places – Catégorie 4 – Deuxième balcon

Vous pouvez réserver vos places en laissant votre nom et prénom ainsi que la catégorie souhaitée jusqu’au Samedi 22 Avril, dernier délai !

Musicalement vôtre,

le Respo Musique.

Roméo et Juliette

A l’Opéra Bastille

romeoju

Élevée au rang de mythe, la pièce la plus jouée de William Shakespeare – avec Hamlet – a dû attendre le XXe siècle pour être transposée en ballet. C’est Serguei Prokofiev qui, le premier, eut l’idée d’en écrire une partition, chorégraphiée par Leonid Lavrovski, en 1935. Son magnifique Roméo et Juliette inspira ensuite de multiples versions, dont celle de Kenneth MacMillan créée par Rudolf Noureev et Margot Fonteyn en 1965.

Inscrite au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris en 1984, celle de Rudolf Noureev reprend en grande partie le ballet qu’il avait créé à Londres en 1977.

Suivant scrupuleusement la partition de Serguei Prokofiev, elle-même fidèle au drame de Shakespeare, le chorégraphe a étoffé le rôle de Roméo, « jeune garçon qui devient homme » disait-il, face à une Juliette passionnée qui, à peine sortie de l’enfance, entre elle aussi tragiquement dans l’âge adulte.

Dans les somptueux décors et costumes d’Ezio Frigerio et Mauro Pagano inspirés de la Renaissance italienne, il parvient à rendre le raffinement et la sensualité du drame élisabéthain, mais aussi toute sa cruauté.

Sur scène, la mort rôde, comme omniprésente, entre les deux familles dont la haine va entraîner le sacrifice de cette passion amoureuse et juvénile. Jouant sur la symbolique des couleurs et les différents leitmotive de la partition, il en fait une tragédie historique et flamboyante.

Mercredi 13 avril 2016 – 19h30

3 heures avec deux entractes

6 places catégorie 5 – 21€ l’unité

8 places catégorie 6 – 12€ l’unité

Rigoletto – Verdi

A l’Opéra Bastille

fgrr

 

« Oh ! Le Roi s’amuse est le plus grand sujet, et peut-être le plus grand drame des temps modernes. C’est une création digne de Shakespeare ! » Quelques mois avant d’adresser ces mots à Francesco Maria Piave pour le presser de « mettre Venise sens dessus dessous et faire en sorte que la Censure autorise ce sujet » – ce qui n’alla pas sans mal, la moralité ne tardant pas à s’en offusquer –, Verdi travaillait à une adaptation du Roi Lear. Et sans doute est-ce imprégné de la pièce de Shakespeare, son maître vénéré, qu’il lut le drame de Victor Hugo, sentant « comme un éclair, une inspiration » en trouvant sous la plume du Français, à laquelle il devait d’ailleurs le plus grand triomphe de ses « années de galère » avec Ernani, un équivalent au triangle formé par le Roi, sa fille et le fou.

Entre le duc, futile, licencieux, et Gilda, victime de l’ignorance dans laquelle elle est retenue prisonnière, se dresse la figure à deux visages du bouffon bossu et du père obsédé par la malédiction. Monstrueux et déchirant, grotesque et sublime, le rôle-titre atteint son apogée dans l’air « Cortigiani, vil razza dannata », dont le mouvement descendant, de l’explosion de rage à l’imploration, affirme la capacité du compositeur à plier une forme héritée du bel canto à la vérité du théâtre. Placée sous la direction de Nicola Luisotti, cette nouvelle production de Rigoletto marque la première collaboration du metteur en scène Claus Guth avec l’Opéra de Paris.

 

Jeudi 14 avril 2016 à 19h30

2h35 avec un entracte

16 places – 21€ l’unité

 

Rat d’Art Septembre 2014

Rat d’Art – Septembre 2014 <

Editorial

« Qu’est cette étrange chose, cet esprit de CP , qu’Ali a mentionné lors d’une soirée Kfet ? Sur ce mystère, je ne devais en faire la lumière qu’à une autre de ces soirées légères.

Ali, ce sage venu de terres ensoleillées, veille sur cette école où les étudiants l’ont adopté. A chaque soirée Kfet, sa présence s’assure, mesure. Nourri par l’histoire qui s’est jouée entre ces murs, il sait mieux que tous combien ces réjouissances alimentent une toile de liens humains, que chacun tisse en s’étant vu donné l’occasion d’approcher toutes les personnes de la promo. Le voile de soie de mon imagination m’aveuglait pourtant : un tel esprit n’est pas au cœur de toutes les écoles d’ingénieur.

A cette soirée, la musique tanguait, la péniche s’emballait. Noyés parmi les Centraliens, les CPéens se sont réunis pour faire face au tumulte. Venus avec des vagues d’amis différentes, nous avons pourtant chanté, chanté comme des marins échoués. Hissez ho ! Les Centraliens nous fixaient, déboussolés. Ni gêne, ni incompréhension,assurément, car morbleu ce ne sont pas des marins d’eau douce ! S’égosiller sur des chansons douces, ils le font aussi, mais seulement avec leur groupe d’amis. Le reste de la promo est pour eux une terre inconnue.
Conflits, tensions. Loin de là, tout ne tourne pas rond ! Cet esprit n’est pas gage d’absolue harmonie, mais d’unité.

Et si cet esprit émanait d’un changement ? Et si ces fêtes et ces associations qui nous inspirent inconditionnellement, nous formaient tous à la vie sans distinction ? Elles nous apportent, ces parenthèses de jeunesse volées, un enrichissement invisible. Ni notes, ni appréciations, ni explications. Sur le CV, on ne peut en faire mention. Et pourtant, ces chasseurs du monde professionnel le traquent. Capturer des spécimens en équilibre dans leur vie professionnelle et leur vie privée, redoutables scientifiquement et socialement, n’est-ce pas appétissant ?

Cet esprit est la fleur d’un épanouissement intérieur. En apprenant à nous connaître, nous savons que ce ne sera plus jamais comme auparavant. Nous mûrissons par ces fêtes et ces associations, parce qu’un jour il est évident que le temps se fanera. Nous, entraînés par le courant de la vie, elles, elles ne seront plus là. Par cet esprit, nous célébrons le printemps étudiant.

A la dernière soirée Kfet de ma vie de première année, Ali m’a murmuré que la promotion 1968 le lendemain devait se réunir : « Vous imaginez ? Plus de 40 ans après, ils éprouvent encore le besoin de se retrouver. C’est bien qu’ils ont trouvé quelque chose ici qu’ils n’ont retrouvé nulle part ailleurs. »

Chimie Paris, c’est cet îlot au milieu du 5ème, sur la montagne Sainte-Geneviève, qui cache derrière ses laboratoires de chimie un véritable laboratoire de la vie humaine. Au début, en y entrant, on est hésitant. Encore tout petit atome, on ne sait quelles liaisons établir, le mélange est explosif. Et l’on voit ces 2A et ces 3A si homogènes, alors qu’on ne se connaît pas du tout. Arriverons-nous à synthétiser le même esprit qu’on voit chez nos aînés ? Chers 1A, vos 2A et vos 3A se posent la même question. C’est pour cette raison qu’aux pots de rentrée et au WEI, ils chercheront à vous connaître et à vous tester, parfois, mais jamais de manière acide. Ils veulent savoir si vous perpétuerez cet esprit de CP, et si oui, de quelle manière.

Ces vieilles photos que vous voyez accrochées sur le mur de la Kfet pour le pot de rentrée du BDA, témoignent que cet esprit est là depuis longtemps, et qu’il le sera encore.

Chimie Paris c’est bien assurément petit ; pourtant ne vous méprenez pas, c’est une force.« 

Rat d’Art de Mai 2014

Rat d’Art – Mai 2014 <

Editorial :

Exercices de style, à la façon de Raymond Queneau (ou comment dire 6 fois la même chose de 6 manières différentes)

Lettre de motivation

Madame, Monsieur, Élève de première année à Chimie ParisTech, je souhaite écrire pour vous un édito. Pour ma part, j’écris déjà l’édito du Rat d’Art. Plein d’inspiration, de créativité, il est l’édito d’un journal artistique de renom au sein de mon école. L’écriture de cet édito m’a apporté, en outre, sérieux et rigueur dans mon travail. En espérant pouvoir vous apporter un édito qui recevra tous les honneurs, Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Cahier de laboratoire

12/04 à 1 :18. Inspiration : aucune. État de fatigue : maximal. Recherche désespérée d’un thème intéressant, échec total. Nouvel essai : jusqu’à ce qu’un édito satisfaisant soit écrit. Style d’écriture/angle d’approche : grosse galère en perspective.

Eloge

Ô inspiration, muse des muses, viens donc à moi. Toi qui, par ton élan transcendant, me porte jusqu’aux plus hautes sphères artistiques, porte-moi donc jusqu’à un texte intéressant. Sans tes accents orignaux et ton doux mouvement, moi, simple mortelle, je ne suis qu’une coquille vide. Clio, Calliope, Thalie, Erato, Euterpe, Melpomène, Polymnie, Terpsichore, Uranie, toutes neuf sont le Saint-Graal des artistes perdus dans la forêt de l’incompétence.

Critique d’art

Cet édito est un fouillis inimaginable. L’auteur voulait écrire une diatribe piquante sur un sujet artistique du moment, mais c’est un déboire sans nom. Son œuvre est aussi pleine de sens que l’exposition de Lee Ufan au Guggenheim Musem avec ces bouts de cailloux qui traînent ici et là. Eusse-t-il fallu que l’auteur trouvât un meilleur concept ? Sans nul doute.

Poète

Voici entre vos mains la deuxième édition, Imaginée pour vous faire bonne impression. Une lecture pleine de satisfaction, Inspirée par vous tous, telle est notre intention.